Si les chiens pouvaient parler, ils auraient des milliers d’histoires à raconter. Ils auraient des milliers de queues battant la mesure en signe de reconnaissance. Au nom de ces 2500 boxers qui, grâce à l’énergie inépuisable de l’Association Boxer’Ami et de ses complices de la première heure — Marie, Mifaon et Domi ASL — ont trouvé le chemin de la dignité et de l’amour, nous tenons à dire merci.
Merci pour ces foyers aimants qui ont ouvert leurs portes à des cœurs parfois brisés.
Merci à ces maîtres qui ont découvert la loyauté absolue d’un boxer.
Merci pour cette solidarité indéfectible qui a cimenté votre combat.
À toi, Dominique, et à toutes celles qui ont marché à tes côtés, pour avoir sacrifié vos moments de repos, vos nuits et une part de votre vie privée sur l’autel de la bienveillance animale : votre travail n’a pas été vain. Chaque aboiement joyeux, chaque regard reconnaissant dans un foyer heureux est le plus bel hommage que vous pouviez recevoir. Vous avez été, pour ces chiens, le monde entier.
L’histoire de l’Association Boxer’Ami : quand la passion devient sacerdoce
Journaliste : Dominique, pour commencer, peux-tu nous raconter comment tout a commencé, cette aventure Boxer’Ami ?
Dominique Dogeorge : IL ETAIT UNE FOIS…………………..
En juin 2006, je déménageais à VILLEBRUMIER. En juillet, sur les instances de mon fils cadet, Baptiste, alias RAPTOR POWEL, j’acceptais de prendre un abonnement internet. C’était pour lui, bien sûr. J’avais juré mes grands dieux que JAMAIS je ne m’en servirai.
Dans le même temps, je souhaitais adopter une femelle boxer pour que mon SIG se sente moins seul lorsque je travaillais. Bien évidemment, mes fils m’ont envoyée faire mes recherches sur le net ! C’est ainsi que j’ai découvert avec stupéfaction le nombre de boxers abandonnés, majoritairement des mâles.
La création du forum et des premiers liens
J’ai aussi découvert un forum. En remontant les sites de MARIE « SOS BOXER » et de MIFAON « BOXERISSIME », j’ai découvert que ma VENUS venait de BOXERISSIME. MIFAON et moi sommes assez vite devenues copines, puis avec MARIE.
J’ai aussi, via RESCUE, fait la connaissance de plusieurs personnes, dont notre DOMI ASL ! C’est elle qui m’a entraînée dans cette aventure qu’est la PA. MERCI MA DOMI LOL ! Un jour, pour aider MIFAON à diffuser, j’ai eu des mots avec une jeune bénévole sur RESCUE. La colère m’a donné envie de créer MON propre forum, afin d’y faire ce que je voulais.
J’ai aussitôt demandé à MIFAON ce qu’elle en pensait. Elle a aimé. MARIE souhaitait fermer SOS BOXER, faute de temps. Elle m’a conseillée de faire UN FORUM, avec une partie discussion, ce qui n’existait pas sur les 2 autres sites. Voilà, nous étions le samedi 23 septembre 2006 et BOXER FOR EVER venait de naître !
La naissance officielle de l’Association Boxer’Ami
Un beau jour, 7 boxers à faire adopter me sont littéralement tombés dessus ! Nous les avons tous placés avec l’asso de DOMI ASL. Cela a continué jusqu’à ce que je me rende compte que je surchargeais DOMI de boulot. Elle en avait bien assez déjà.
De concert avec MARIE, MIFAON et DOMI, nous avons décidé de créer une asso. MARIE et DOMI en seraient secrétaires. MIFAON serait trésorière. Et moi, présidente (je ne savais pas du tout ce qui m’attendait !). DOMI a tout de suite proposé de m’aider à créer mes statuts en me donnant les siens. Je m’en suis inspirée, de même pour ses contrats d’adoption.
Il ne s’agissait absolument pas de plagiat, car j’avais l’autorisation de l’intéressée. Elle m’a même « corrigée » pour m’éviter des erreurs. Depuis, ces documents ont largement été modifiés et refaits. Quoi qu’il en soit, le 27 avril 2007, les statuts ont été déposés en préfecture de MONTAUBAN. L’Association Boxer’Ami voyait le jour.
Cette asso, c’est avant tout l’histoire d’une passion commune. C’est une histoire d’amitiés entre 4 copines. C’est 2500 boxers de sauvés, de belles histoires, des tempêtes de force 6 à 4, des engueulades, des fou-rires, des histoires d’amitiés, des copines, des larmes, mais des joies. Voila ce qu’est l’Association Boxer’Ami !!!
Journaliste : Vous avez bénéficié d’un parrainage prestigieux, celui de Pierre Perret.
Dominique Dogeorge : Oui, tu peux dire que Pierre Perret a été notre parrain. Pierre et son épouse Rebecca, aujourd’hui disparue à l’âge de 88 ans, partageaient cette même passion pour les chiens. Pierre a très vite compris l’âme du boxer, ce chien « au pète au casque » comme il aimait à dire, toujours prêt pour une bêtise ou un élan d’affection. Son soutien a été une reconnaissance précieuse pour tout le travail accompli.
Journaliste : Être présidente, avec le recul, comment le définirais-tu ?
Dominique Dogeorge :
Une présidence exigeante
Être présidente, c’est quoi au juste ? La responsabilité est totale, à 100% pour l’asso. Même si le président a de l’aide, il reste le seul responsable en cas de litige. Manger, dormir, respirer, penser « asso », voilà le quotidien.
Les défis quotidiens
Les nuits blanches et les cauchemars apparaissent lorsqu’un chien est en danger, ou a fait de grosses couillonades. Les regrets sont présents, avec les fameux « si j’avais su ». L’incertitude de la bonne décision au bon moment ronge souvent. Il faut gérer les membres, avec leurs différences, leurs sensibilités et leurs caractères.
Cette tâche est d’autant plus délicate que la plupart ne se connaissent que via le net. Il faut désamorcer les polémiques avant qu’elles ne s’enveniment. Tenter de ne fâcher personne est un sport, alors même que des choses ont été dites, mais pas au président.
Mais il y a aussi les fous rires, les joies collectives, et les rencontres magiques avec des personnes formidables. Bref, c’est un goulag !!!!!!!!! Je crois qu’il faut être un brin maso pour se lancer dans une telle aventure. Et pourquoi ? Ben oui, pour eux, les boxers !!
Vivre pour l’asso
Vivre pour l’asso, délaisser ses amis, sa famille, ne plus avoir le temps de rien devient la norme. Passer son temps avec un téléphone, des fois deux, greffés à l’oreille est usant. Laisser 2 à 3 heures de son week-end pour faire les papiers est nécessaire. Gérer un forum, avec ses conflits, ses engueulades, ses incompréhensions, ses membres indisciplinés est un travail de titan.
Mais il y a aussi les fous rires, les joies collectives, et les rencontres magiques avec des personnes formidables. Bref, c’est un goulag !!!!!!!!! Je crois qu’il faut être un brin maso pour se lancer dans une telle aventure. Et pourquoi ? Ben oui, pour eux, les boxers !!
Journaliste : Après toutes ces années, tu as pris la décision de fermer. C’est un choix difficile.
Dominique Dogeorge : J’ai dû, à contre-cœur, prendre la décision de fermer. Je le regrette parce que cette asso, c’était mon BB à moi. Mais il arrive un âge où il est difficile de continuer, surtout lorsqu’à côté on se fait massacrer.
Ce qui a rendu les choses plus difficiles, c’est aussi de voir d’autres associations issues de l’Association Boxer’Ami venir se greffer sur notre travail. Il y a eu des personnes qui ne rêvaient que d’un titre ou de devenir « calife à la place du calife ». C’est une réalité difficile à admettre.
Voir ces structures naître dans le sillage de la nôtre, alors que notre vie d’association de sauvetage canin était déjà si fragile, a rendu le quotidien encore plus périlleux. Au lieu d’unir nos forces, cette dispersion a fragmenté nos énergies, créant des tensions et une érosion de notre équilibre. C’est ce poids-là, ce parasitage, qui finit par épuiser les bénévoles et fragiliser la structure de base. Pour me protéger, et protéger ce que nous avions bâti, j’ai dû dire stop.
Journaliste : Pour conclure, si c’était à refaire ?
Dominique Dogeorge : Souvent, je regrette. J’ai tout le temps envie de laisser tomber. Oui, je veux arrêter. Je vais arrêter dès que j’aurais la relève, si je l’ai un jour ! Mais si je devais recommencer l’aventure de l’Association Boxer’Ami : OUI SANS HÉSITER !!
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