Mesdames, Messieurs, bienvenue dans la France du flash permanent. Le Cerema vient de pondre un rapport (2017-2023) intitulé « Politiques départementales de sécurité routière ». Un titre de stagiaire de l’ENA pour cacher une vérité délicieusement indécente sur nos radars automatiques. On nous explique que sur le réseau secondaire — ce royaume de la départementale où l’on meurt avec une régularité de métronome (60 % des décès, tout de même) — le radar est devenu aussi utile qu’un dictionnaire dans une villa de la Téléréalité.
L’inefficacité des radars automatiques : le chiffre qui dérange : 1 % d’efficacité, 100 % de mépris
L’étude est formelle : l’installation de nouveaux radars automatiques n’expliquerait qu’une part misérable, de 1 à 2 %, de la baisse de la mortalité routière. C’est statistiquement insignifiant, mais politiquement vital.
Pourquoi ce fiasco des radars automatiques ? C’est simple. Le « choc psychologique » des années 2000 est mort, enterré par l’habitude. Aujourd’hui, ce qui sauve des vies, c’est l’électronique des voitures allemandes et le bitume qui ne s’effondre pas trop. Le flash, lui, n’est plus qu’un stroboscope pour une discothèque à ciel ouvert dont l’État est le seul videur.
Le business des radars automatiques dénoncé par la LDC, la Ligue de Défense des Conducteurs : Les derniers des Mohicans
La Ligue de Défense des Conducteurs a exhumé ce cadavre administratif pour hurler à la « politique du tout-radar ». Une stratégie déconnectée du réel, mais parfaitement connectée au compte en banque des usagers.
- Une facture à 300 millions d’euros : Entre la maintenance des boîtes grises et les voitures-radars privatisées — cette merveille de délation libérale — le système coûte une fortune.
- Le hold-up institutionnel : Pendant que l’argent ruisselle dans les caisses de l’État, vos routes ressemblent à la surface de la Lune. Les nids-de-poule ? On s’en fiche. La signalisation effacée ? Un détail. L’essentiel, c’est que la photo de votre plaque soit nette.
Verdict : Sécurité ou Machine à cash ?
Le fossé est abyssal :
- Le dogme d’État : On nous ressort le couplet de la « pression de contrôle ». Sauver 1 % de vies justifierait de racketter 99 % des conducteurs. C’est le calcul de l’épicier qui se prend pour un saint.
- La réalité du bitume : Un investissement grotesque pour un résultat sanitaire nul. Les radars automatiques ne sont plus des outils de sécurité, ce sont des terminaux de paiement par carte bleue, posés sur le bord des fossés.
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